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Rénover un château c'est exactement comme construire un cabanon !

Mis à jour : juil. 23

ou une maison de ville, ou des bureaux, ou tout autre bâtiment ! oui, oui !



la visite du bâtiment fut rapide !


Il y a un site, il y a des occupants, et il y a un bâtiment en réponse (il faut espérer adéquate) aux 2 premiers.


En ce moment, j'ai, par exemple, trois projets diamétralement opposés mais tous avec un client unique (pas un comité d'entreprise ou collectif de copro etc - ce qui simplifiera la comparaison)


1 recherche de château à restaurer pour hébergement / événementiel / formation


1 surélévation de maison en cœur de bourg ancien


1 lotissement (groupement de maison ça le fait mieux?) 100% autonome (non branché au réseau) en cœur de (petite) ville



méninges en action !

Alors, comment approcher un projet ?


1/ Les occupants : outre des besoins physiologiques, confort / sécurité / santé, l'aspect humain apporte surtout des envies, des buts, des réflexions sur le mode de vie ou de travail : Détermination du but, des enjeux stratégiques : le pourquoi, dans le sens 'ce que l'on veut obtenir comme résultat (confort, accessibilité, fluidité des espaces, ambiance ou performance-cible...) et la raison derrière tout cela. Dans l'aspect humain vient aussi le niveau d'implication des décideurs, occupants, équipe de conception !


2/ Détermination du site : exposition, vent, pentes, type de sol, accès, hydrologie, etc (ceux qui aiment la permaculture / le Guide du permaculteur de Bill Mollisson comprendront que c'est tout à fait pareil)

2 bis/ si construction existante : elle est aussi considérée comme un site : exposition, structure, état, influence sur le micro climat et confort, etc.


3/ Croiser 1 et 2 : ce qui peut être changé, ce qui ne peut pas l'être, ce qui peut difficilement l'être /// croisé avec //// ce qui est positif pour les occupants, très positif, neutre, négatif, très négatif . Négatif peut être une nuisance sonore, un élément qui perturbe la circulation, qui demande un effort financier (exemple : surconsommation d'énergie, etc), un désagrément, un risque de santé, etc ( que ce soit dans l' état existant / pendant travaux / ou en état 'projeté' )


Déterminer les priorités de modification issues de ce croisement : ce qui est facile de changer et apportera un maximum de bénéfice sera bien sûr facile à voir, une fois les choses mises à plat : mais encore faut-il savoir ce qui est une modification facile ;)

Donc le niveau de difficulté du projet est à évaluer selon si on s'attaquera aux gros sujets ou pas !

Avec une analyse simple mais un peu fine on peut évaluer le 'retour sur investissement' (financier, certes mais l'échelle de valeur humaine est aussi à quantifier) de chaque 'geste'.

Quand on veut on peut !

Et donc on pourrait tout faire mais la pertinence du conseil, là, sera de doser ce qui est essentiel et ce qui est marginal (ou à faire dans un 2nd temps !)


Par exemple :

Pour le château : dans ce cas, l'état du lieu a peu d'importance, la durée du 'chantier' presque pas d'importance, même la taille importe peu s'il y a des possibilités de l'agrandir : Seul comptera l'emplacement : arrivée en train depuis Paris de porte-à-porte sans voiture. Le bilan financier achat/travaux/frais de fonctionnement est aussi important pour les investisseurs (investissement familial mais bien géré ! ). Les espaces de travail ou de vie sont cadrés, dans les dimensions et leur organisation fonctionnelle souhaitée (ce que l'on appelle un programme, en AMO). On sait ce que le client veut bien faire, sa motivation (très haute), le besoin exact d'accompagnement professionnel (très poussé)


Alors chaque annonce et chaque visite doit être analysée comme une nouvelle faisabilité de restauration et /ou extension !

Quand on parle de travail itératif ;) là on y est.


Pour la surélévation de maison ancienne, jolie charentaise : le client n'étant pas attaché à la maison, le bilan financier de l'agrandissement, la valeur de revente ensuite, sont les critères prépondérants : bien sûr, des espaces bien 'fichus' seraient intéressants, mais l'envie n'y est pas : un projet plus simple d'extension ou de chasse immobilière de maison plus grande sera à préférer. Car le bâtiment, historique, ne peut être surélévé sans adapter sa structure, les murs de pierres calcaires ont besoin d'une isolation perspirante, efficace, sinon on risque de créer des dégradations (santé des occupants, valeur vénale, etc).


Certes il est décevant quand on adore la vieille pierre de ne pas donner une 2e vie à une belle maison en pierre qui a déjà subi des rénovations la dénaturant, pour remettre les choses en ordre, mais face aux priorités des occupants, il vaut mieux un vrai conseil que de 'forcer' des travaux qui seront trop prenants pour l'investissement souhaité des clients.


Dans le cadre du lotissement, les occupants ne sont pas connus, le bue est de faire un cadre de vie exemplaire, et que "l'offre créera la demande" et de trouver des acheteurs ou locataires partants pour l'aventure, mais une fois des bâtiments-pilotes visitables, avec preuve tangible que le concept fonctionne.

Ainsi le site prime (orientation, accès), la forme urbaine de micro-quartier, le vivre-ensemble pour donner de l'intimité à chacun sans se bloquer le soleil et le ciel, etc... et la performance bien sûr, pour un logement sobre, un équilibre entre les maisons pour partager l'énergie produite.

Donc un peu à rebours des habitats partagés co-conçus, qui sont souvent moteurs de tels groupements d'habitat 'exemplaires', basé sur la concertation et le temps long, c'est le concept du porteur de projet unique qui sera poussé jusqu'au bout, tout en faisant des espaces agréables pour donner envie et mobiliser les gens autour de ce lotissement novateur. Et donc là le travail de conception prend son sens : en se mettant à la place d'occupants on peut créer une variété de lieux de vie. Les occupants devront de toute façon être engagés, c'est un logement coup-de-coeur ou changement-de-vie, c'est certain !


Alors voilà, sans vouloir rallonger trop ce texte, je vous ai illustré trois projets, pour lesquels l'analyse en 3 points doit être faite, avec croisement, pour être en adéquation avec le but final du /des bâtiments : il faut opérer des choix et pour cela pourvoir les 'mesurer' pour choisir.

Et jamais je n'ai eu 2 fois les mêmes arbitrages devant moi : parfois similaires, mais l'aspect humain, le site différent crée chaque fois une réponse unique.


D'ailleurs, si les occupants étaient prêt à sacrifier leurs objectifs et leur confort, ils ne feraient pas appel à moi, ou tout autre concepteur faisant du sur-mesure, mais iraient vers du 'produit standard'.

Mais même si vous faites vous-même, ou en direct avec une entreprise du bâtiment, cela vaudra la peine de prendre un moment de réflexion pour ne pas faire par à-coup, et sans vérifier que cela améliorera vraiment globalement votre cadre de vie et de travail.



Emily B. Peterson

« La Canadienne »

Trait d'union - collectif d'architectes et paysagistes

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